LETTRE OUVERTE à propos du lobby islamique (musulman) et du lobby judaïque (juif)

Monsieur Patrick Charlier

Co-Directeur de l’Unia

Rue Royale, 138

1000 Bruxelles

Genval, le 28 février 2020

Monsieur le Co-Directeur,

Je me permets de vous adresser la présente pour vous soumettre les questions suivantes : dans notre pays, peut-on encore parler, par exemple, du lobby islamique (musulman) ou du lobby judaïque (juif) sans être forcé de porter sur le front l’infâme étiquette d’antisémite ou d’islamophobe, d’être forcé à apprendre à parler politiquement correct pour que nous pensions politiquement correct ? Selon vous, n’est-il pas temps de nommer et qualifier les choses comme elles sont ? Dans notre pays, nier encore aujourd’hui la présence d’un lobby islamique (musulman) et d’un lobby judaïque (juif) est-il encore tenable ? Si je vous disais que ces lobbys n’existent pas en Belgique, me croirez-vous vraiment ?

Les faits

J’ai lu le 27 février courant sur le Site de la RTBF l’information suivante intitulée « Carnaval d’Alost: Vincent Van Quickenborne pointe le « lobby juif », le CCOJB parle de « honte » » : « Le lobby juif fait des heures supplémentaires. Après Alost, maintenant Washington. » Le tweet est signé Vincent Van Quickenborne, bourgmestre Open VLD de Courtrai et député fédéral. Il a été posté ce jeudi matin sur le réseau social en lien avec un article évoquant la campagne présidentielle américaine et la judéité du candidat démocrate Bernie Sanders. Et surtout: avec le ministre israélien des Affaires étrangères qui, quelques jours après avoir dénoncé les chars à caractère antisémite du carnaval d’Alost, n’entend pas soutenir Bernie Sanders, qui a récemment critiqué le premier ministre de l’Etat hébreu Benyamin Netanyahou, le qualifiant de « raciste réactionnaire ».

Sur Twitter, c’est l’expression « Lobby juif » qui a fait bondir plusieurs internautes. A commencer par le CCOJB, le Comité de coordination des organisations juives de Belgique, qui parle de « honte ». « Le CCOJB demande à ce que ce commentaire soit retiré et corrigé publiquement. Il est indigne d’un ancien ministre de répandre le mythe du lobby juif. Il est également inacceptable de confondre Israël et la communauté juive ». » C’est ce dernier point faisant allusion au « mythe du lobby juif », qui m’a interpellé eu égard aux mots que j’utilise dans le livre – « « L’islam-instrument » dans le Royaume de Belgique » – que je tente de rédiger sous pression de plus en plus oppressante des événements qui nous sautent à la figure à chaque levé de soleil.

Et pourtant, je n’ignore point, Monsieur Co-Directeur, que les mots, dont dépend la pensée, ou leur contraire le silence, ne sont pas indifférents. Celui qui les prononce, ou qui les tait, adopte une attitude qui n’est ni fortuite ni gratuite. On ne peut rien contre les mots, ils finissent toujours par exprimer ce qui est. Même si on veut leur faire dire autre chose, même si on les utilise avec l’intention de dissimuler. Et nous savons, Monsieur le Co-Directeur, que la destruction des faits est intimement liée à celle du langage et rend malade les mots : en effet le « lobby Juif », par exemple – une expression, certes péjorative, qu’il faut guérir parce que gravement malade de son poids historique – ne tient-il pas compte d’une réalité aujourd’hui indéniable en Belgique, comme dans le monde entier ? Est-ce parce que l’expression fut utilisée dans le passé les discours antisémites, comme c’est parfois encore le cas à notre époque, qu’il faut nier la réalité indéniable qu’elle représente aujourd’hui ?
Alors, qu’est qu’un lobby ?

Lobby dit dictionnaire « Larousse » est le « synonyme de groupe de pression ». Au regard de ce sens précis du mot et à ma connaissance, il y a dans notre pays d’innombrables groupes de pressions, comme par exemple, le lobby saoudien, le lobby turc, le lobby israélien, le lobby palestinien, le lobby qatari, le lobby arménien, le lobby marocain, le lobby des émirats arabes unis, le lobby bouddhiste, le lobby chrétien, le lobby scientologique, etc. etc. Mais ce n’est pas tout : il y a aussi le lobby (groupe de pression) judaïque (juif) et le lobby (groupe de pression) islamique (musulman) ; le premier étant – disons – très proches du lobby israélien, et le second du lobby turc d’une part et du lobby marocain d’autre part.

J’en veux pour preuves, par exemple, le CIB (Conseil de coordination des institutions islamiques de Belgique et le CCOJB (le Comité de coordination des organisations juives de Belgique) ; chacun de son côté, ces deux lobbys jouent leur rôle de groupe de pression pour défendre ce qu’ils estiment être le droit et l’intérêt d’un certain nombre des membres de leur communauté respective (appelé jadis diasporas). Et parfois ces deux lobbys agissent ensemble, comme par exemple, pour faire pression sur les gouvernements régionaux et partis politiques pour que l’abattage rituel sans étourdissement ne soit pas interdit

Questions finales

Selon vous, Monsieur le Co-Directeur, le lobby (groupes de pressions) islamique (musulman) et le lobby judaïque (juif), parmi tant d’autres, sont-ils des mythes ou existent-ils réellement aussi dans notre pays, comme ils existent partout dans le monde entier ? N’estimeriez-vous pas qu’il revient au législateur de guérir les mots de leur passé – sans rien oublier – pour ne plus nourrir les ennemis de ce que ces lobbys prétendent défendre.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie de recevoir, Monsieur le Co-Directeur, l’expression de ma considération distinguée.

Mustafa Uner Sari

A PROPOS DE LA COUVERTURE MÉDIATIQUE DE « L’AFFAIRE EMIR KIR »

Mesdames et Messieurs,
Je vous remercie de bien vouloir prendre connaissance de l’interpellation ci-joint adressée aux représentants non pas du « quatrième pouvoir » mais du contre-pouvoir par excellence, et vous prie de pardonner ce dernier dérangement qui me permet de conclure ma participation au « débat » concernant « l’affaire Kir ».
N.B: Dans cette interpellation, j’ai précisé aussi, via les photos, les liens étroits de Monsieur Emir Kir avec une branche de l’organisation turque d’extrême droite des Loups Gris.
Si vous remarquez dans le texte des erreurs de frappes ou fautes d’orthographe, veuillez les pardonner, je n’ai plus le courage de revenir là-dessus.
Cordialement.
Mustafa Üner Sari.

Ne dites plus «communauté», dites «Citoyen à part entière»

Mesdames, Messieurs,

Désormais, ne dites plus « communauté », dites « Citoyen à part entière », car, selon Madame Catherine Moureaux (PS), bourgmestre de Molenbeek, « ce qui s’est passé dans les vingt dernières années, c’est l’émergence de la reconnaissance des communautés comme des citoyens à part entière. »

Madame la Bourgmestre était l’invitée de Pascal Vrebos sur RTL-TVI le dimanche dernier. le 26 janvier 2020. Le présentateur l’a notamment interrogée sur Emir Kir ; « Cette affaire cache-t-elle une problématique de communautarisme? Emir Kir, symbole du communautarisme pour faire des voix? Emir Kir a dit qu’il était une victime, un peu expiatoire. Est-ce qu’à votre avis, derrière cette affaire, il n’y a pas un autre problème plus politique, plus intellectuel. C’est le communautarisme? Ce sont parfois des candidats d’origine étrangère qui sont choisis pour faire des voix? Ou au contraire pour qu’il y ait une véritable diversité? »

La réponse de Madame Catherine Moureaux : « Cette attaque-là, franchement, elle vient sur des choses assez malsaines. Ce n’est pas juste et ce n’est pas correct. Tout d’abord, clairement nous voyons que Bruxelles est une société multiculturelle. Moi je suis régulièrement avec les autres bourgmestres de Bruxelles. Nous avons un bourgmestre qui est antérieurement d’origine congolaise. Nous avons un bourgmestre antérieurement d’origine grecque. Nous avons un bourgmestre antérieurement d’origine maghrébine, et nous avons un bourgmestre dont la famille venait de Turquie. Mais tout ceci reflète la diversité à Bruxelles. Enfin, attention! Ce qui s’est passé dans les vingt dernières années, c’est l’émergence de la reconnaissance des communautés comme des citoyens à part entière. Donc on a là un vivier de personnalités politiques qui sont remarquables et qui ont exercé les plus grandes fonctions. Donc, restreindre comme certains veulent le faire, c’est de la démagogie de droite. Des attrapes-voix, ce n’est pas ça. C’est des anciens journalistes, des gens qui passent à la télévision et puis qu’on rattrape sur une liste. Ça ce n’est pas dans mon parti qu’on l’a fait. Ça peut aussi être des joueurs de football, des stars, etc. Et puis on les met en politique. Ça, ce sont des attrapes-voix. Ils ne représentent pas des composantes importantes de notre société aujourd’hui. »

Quand le passé n’éclaire plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres, disait Alexis Tocqville.

Bonne Journée.

A propos de la collaboration increvable du parti socialiste avec l’extrême-droite turque

LETTRE OUVERTE

Monsieur Rudi Vervoort 

Ministre-Président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale

Rue Ducale, 7-9, 1000 Bruxelles

Genval, le 12 septembre 2019
Monsieur le Ministre-Président, 

Dans un entretien publié ce jour dans « La Libre Belgique », vous nous donnez enfin une bonne nouvelle tant attendue depuis de longues années : « Le PS bruxellois, dites-vous, doit clarifier sa position sur la laïcité. C’est un dossier crucial sur lequel les futurs candidats à la présidence de la Fédération (bruxelloise, Ndlr) devront être clairs. » En attendant, il faut reconnaître que votre proposition a le mérite d’être vraiment claire. 

Mais, moi, je voudrais savoir ce que vous pensez, Monsieur le Ministre-Président, concernant la collaboration increvable du parti socialiste, en général, et du parti socialiste bruxellois, en particulier, avec les deux principales organisations turques d’extrême droite dites « conservatrices », « populistes », « islamistes » ou « islamo-conservatrices », mais qui sont en fait, disons, fascisantes pour être gentil. 

Ne croyez-vous pas, Monsieur le Ministre-Président, que ce vieux dossier de collaboration « normalisée » depuis 1990 pour des raisons purement électorales, est au moins aussi crucial, à présent, que le dossier de la laïcité, et sur lequel les futurs candidats à la présidence de la Fédération devront enfin être clairs ? Stop ou encore ?

Dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre-Président, à la sincérité de mon inquiétude au regard de la souffrance mortelle infligée à ce mot «socialiste » par ses « camarades parvenus » peu soucieux des gens, dits « électeurs », enfermés dans des ghettos où l’ignorance et la crédulité maintiennent la soumission.

Mustafa Uner Sari

Citoyen ordinaire.

LA JUSTICE EUROPÉENNE !

lesreynders

L’oubli est une illusion. Il est l’autre face du mensonge. Ce qui nous saute à la figure à chaque lever du soleil, ce n’est pas l’oubli, mais c’est son impossibilité : notre soif de connaitre la vérité et de voir la justice rendue.

Ce fut le cas encore ce matin quand j’ai appris que le très célèbre homme politique belge, Monsieur Didier Reynders, était désigné commissaire européen à la Justice. Et depuis ce matin, je prie pour que Madame Danièle Reynders, la célèbre ex-Juge d’instruction liégeoise, ne soit pas désignée « cheffe du cabinet » ou « collaboratrice » de Monsieur le commissaire.

Je prie parce qu’il était un fois Monsieur l’homme politique liégeois Didier Reynders (MR)  ami intime du feu Monsieur Jacky Morael liégeois (ECOLO). A la même époque, était confié à Madame la juge Danièle Reynders l’instruction de deux plaintes pénales que j’avais déposées à charges d’un certain nombre de personnes bénéficiant de la loi d’impunité, dont des mandataires et parlementaires ECOLO.

En refusant illégalement de mener l’enquête durant plus de deux ans et en violant toutes les lois mais en n’agissant jamais sans prendre pour guide la loi, c’est bien cette juge d’instruction exceptionnelle, Madame Danièle Reynders, qui a réussi à soustraire à la justice des actes délictueux dénoncés par mes plaintes et en protéger les auteurs. Et cela en agissant évidemment en collaboration étroite avec Madame Anne Thily (PS) et Monsieur Cédric Visart de Bocarmé (PSC), Procureur Généraux près la Cour d’appel de Liège, et prenant en otage les juridictions de contrôle des actes d’instruction.

Pour le dire avec les termes de Madame la Juge, ces deux plaintes concernaient : « Des magistrats : Madame A. THILY, Madame A. SPRIESTERBACH, Monsieur P. WILMART, Monsieur SCHOLTES, Madame SCHAAPS, un sieur DETAILLE à mieux identifier. Des mandataires politiques : Monsieur José DARAS, Monsieur Thierry DETIENNE, Madame Muriel GERKENS, Monsieur Bernard WESPHAEL. Des commissaires adjoints de la police de Liège : Messieurs JAMART et MOHR, Avocat de Louis GENET. Des Médecins Philippe DUTILLEUX et Emmanuel PINTO. »

In fine, j’ai considéré que les agissements hors-la-loi de Madame la Juge et de ces partenaires étaient normaux parce que je savais que corrompu se dit de quelqu’un qui est engagé ou qui s’engage notamment par la promesse, la solidarité, la soumission ou des dons à agir ou à faire agir un tiers contre son devoir et surtout sa conscience.

Que Dieu protège la Justice européenne.

Mustafa Uner Sari.